Champignons de Paris, ou d'ailleurs, oui surtout d'ailleurs.

A chaque fois que je ferme les yeux, je vois les tiens, ces grands yeux bleus qui me regardent, qui peuvent lire en moi comme dans un livre ouvert, c'est énervant. J'peux même plus rêver de me débarrasser de ce regard qui me hante les paupières, et j'ai beau chercher, je trouve même pas un infime besoin de te quitter. J'me sens prisonnière parfois, de mes sentiments, t'es pas gêné toi hein, t'es arrivé et t'as pris tellement de place dans mon coeur qu'il a failli exploser.
J'ai regardé le monde aujourd'hui, il m'a sourit. Même les nuages ont fini par rougir sous mon regard insistant. J'me suis assise au milieu du pré, les couleurs étaient si belles que j'en ai fermé les yeux, j'ai senti le vent dans mes cheveux, il m'a foutu l'écharpe dans la gueule et j'ai rigolé avec lui. Je lui ai dit que j'aurais tant aimé m'envoler à ses côtés, et il m'a nargué l'enfoiré, alors j'me suis dit qu'il ne verrait jamais ce que j'ai vu. Je veux retourner dans cet autre monde, peuplé de fantômes de ceux que j'ai connu, de ce que je connais, et d'un mélange de tout ce qui nous entoure. Pouvoir communiquer avec une pièce de monnaie, et même la comprendre et l'aimer. Tu sais mon amour, c'était une expérience unique, et comment je pourrais cesser d'aimer quelqu'un qui est entré en moi, par la pensée? Ton esprit était si accessible, j'aurais pu me fondre en lui. Alors on a plus qu'a recommencer. Encore et encore, telle sera la rengaine, je t'aime.

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 15:47

Les jours se confondent.

Les jours se confondent.
J'ai plus l'habitude de compter autant de bons que de mauvais moments. Y'a un gouffre, dans lequel je m'enfonce de plus en plus, et je cherche plus à me raccrocher à quoi que ce soit, j'en peux plus de m'écorcher les doigts sur les imperfections et m'accrocher aux mauvaises prises. Alors j'ai qu'à me laisser glisser, la chute me parait longue, mais j'ai même pas peur de l'arrivée. Je ne la guette pas, je ne cherche pas à savoir si elle sera ou non douloureuse. Et je mens, la vérité, moi seule la connait, je suis inaccessible, et si fragile pourtant, je ressens ma fragilité à chaque fois que je suis sur le point de me briser, et à ce moment là, j'ai plus de quoi lutter contre, alors comment je pourrais me reconstruire ensuite, comment je pourrais avoir la force de me recoller le coeur alors que j'ai du mal à tenir debout ?


Je chérie les moments où la musique s'accrochent dans l'air au point de rendre notre vision du monde différente. Quand t'as plus la force de faire quelque chose contre ton gré, quand les choses paraissent simples, où rien d'autre ne peut entrer en jeu, si ce n'est l'instant présent, et les conséquences, regrets, remords, et tout ces mots qu'on aurait jamais du inventer, n'ont plus aucun sens. Ces moments où le bonheur à l'air de se frotter contre le plafond, il donne l'impression que si l'on saute le plus haut possible, on pourrait l'atteindre, et peut être que c'est vrai finalement, peut être qu'on rêve pas tant que ça. Peut être qu'en sautant haut, on l'atteind ?

# Posté le samedi 09 mai 2009 12:58

Modifié le samedi 09 mai 2009 14:31

Aujourd'hui j'ai le coeur inspiré, j'ai le clavier qui m'a manqué, j'ai le cerveau là qui a beaucoup trop réfléchi sans se poser les bonnes questions. Et je me retrouve vide de tout sens, parce que j'ai toujours pas trouver le moyen de combler ce putain de vide à l'interieur de moi, y'a qu'une personne qui sait faire ça, et maintenant je sais que les autres ils sont éphémères, ou illusions, ou les deux. Jamais vraiment là. Alors peut être que la plupart des gens cherche toute leur vie la bonne personne, moi je l'ai. Je passe donc ma vie dans l'attente de te revoir, comme tu le dis de toute façon on passe notre temps à attendre, attendre d'être le lendemain, avoir l'impression de commencer un autre jour, et revivre les mêmes choses, voir les mêmes gens, et sortir toujours ces faux sourires, ils ont l'air si vrai qu'on s'fait avoir soi-même. Pourtant on le sait, on se ment, ça me donne envie de plus revenir, de rester à distance de moi-même. Peut être que j'ai épuisé mes mots, ils ne viennes plus aussi facilement, tout se fait rare, les neurones peuvent finir par s'éteindre ? Je m'égare. On s'égare toujours, la nuit, le jour, on retrouve jamais le chemin, parce qu'on l'a même encore jamais trouvé je crois. Alors on se perd, encore et encore, sans jamais rien trouvé. On arpente toujours les mêmes rues, comment on pourrait trouver ? Je sais plus si j'ai commencer à chercher quelque chose un jour.
Je sais plus qui je suis, j'aimerais, juste quelques instants, me glisser dans les yeux d'un autre, pour voir le monde à travers ses yeux, peut être qu'il serait plus beau.

# Posté le lundi 02 mars 2009 10:51

Modifié le dimanche 10 mai 2009 08:08

" J'aime plus les gens depuis que j't'ai connue "

" J'aime plus les gens depuis que j't'ai connue "

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 11:27

Modifié le dimanche 10 mai 2009 13:14

En vrai, j'ai peur.

 En vrai, j'ai peur.
.



Pour tes calins, tes sourires, nos pieds sous la table et pour tes beaux cheveux. Pour tous nos fous rires, pour ta façon de me regarder parfois. Pour nos peurs, nos angoisses, elles sont moins dures a deux. Pour les clopes qu'on se doit, pour celles qu'on se fume a la fenêtre le soir et pour les jolies étincelles qu'elles font en tombant. Pour les 'Je t'aime' qu'on se gueule, qu'on vit, qu'on se dit. Pour le cache-cache dans le chateau, et la suite, pour tes cheveux mouillés que j'me prends dans la gueule le matin. Pour quand t'es malade, quand tu me fout en retard et j'pars avec le sourire jusqu'aux oreilles. Pour nos retrouvailles au milieu de la nuit, pour quand je fais des cauchemars, pour les batailles d'eau en faisant la vaisselle. Pour pouvoir serré fort ta main pendant les films qui font peur. Pour les brossages de dent qui partent en cacahuète, pour quand j'me sens seule au milieu de tout plein de gens seulement parce que t'es pas là. Pour quand tu me manques, et que ça me serre le coeur, pour quand tu me dis que j'suis belle, alors que c'est pas vrai. Pour ta présence, ta voix grave, tes frissons dans le dos et tes doigts vicieux. Ça en fait pas mal des raisons de t'aimer hein ?





J'ai des mots
qui me planent
dans la tête,
mais j'arrive pas
à les choper
pour en faire
un truc qui a
du sens.

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 11:08

Modifié le dimanche 10 mai 2009 13:17

Il y a de l'orage. J'ai passé des moments inoubliables, à base de glaces, piscine et de ton sourire. C'est vrai, là bas c'est la seule chose que l'on fait, pourquoi alors le temps passe-t-il aussi vite ? J'étais dans la voiture au retour et j'avais encore l'impression de partir. Tu sais quand je parle je regarde un peu dans le vide, a la recherche de ton regard, j'avais oublié ce que c'était d'être seule, t'étais toujours là, on dormait ensemble, se douchait ensemble, on mangeait ensemble, on respirait le même air, on rigolait des mêmes choses, alors oui c'est dur. De revenir sans Toi, mais j'garde ton image dans mon esprit comme ça c'est moins dur, c'est ton sourire qu'il y a sur mes lèvres et c'est tes mots que je répète au lieu des miens. Où sont les limites de notre amitié ? On dirait que l'orage veut pas que j'écrive. C'est bizarre de reprendre le fil du texte maintenant, mais Elle me manque toujours. On en aura des souvenirs de plus, qui s'accumule sans jamais s'effacer. Ces parties de fous rires dans mon lit, vous saviez que les rires sont horribles quand on est couché sur le dos ? Ces soirées, la fatigue, mais toujours envie de resortir, et puis enchainer les soirées finalement, se réveiller beaucoup trop tard, manger en amoureuses, rien que nous deux, ou regarder des émissions a la noix, des films pourris au milieu de la nuit. Faire du vélo, pour rien au final. Regarder les étoiles filantes au bord de la piscine, se cacher derrière la balancelle, pendant qu'ils se baignaient a poil. Les marchés, les barbes à papa, les bracelets brésiliens. Un brin nostalgique on dirait ce soir. C'est tellement bon de se souvenir, y'a toujours un détail que tu pensais oublier sur le moment, qui ressort et te donne le sourire. Toujours quelque chose, a laquelle on porte pas attention sur le coup, mais reste graver plus longtemps que le reste. Un regard à un certain moment, quelques paroles qui font rire pendant longtemps après, un geste qui retient l'attention.
On a tous un peu la mémoire sélective, ou alors c'est que les poissons ?


.

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 08:37

Modifié le dimanche 10 mai 2009 13:21

Si je meurs, venez à mon incinération vêtus de couleurs.

" Moi j'veux bousculer l'bonheur,
Tomber sur lui un jour de pluie,
Et s'il est éphémère tant mieux,
Mieux vaut l'illusion de l'instant,
Qu'celle de toute une vie. "

Anis


" Tout ne peut pas s'écrire, sur un bout de papier.
Tout ne peut pas se détruire, en actionnant un levier. "

Dobacaracol



J'aimerais être avec Toi. Parce que j'en ai marre de sourire pour de faux, marre de me sentir seule même entourer de dizaines de gens, marre de ces fausses amitiés, de tous ces gens qui me déçoivent, les uns après les autres. J'en ai marre aussi de comment les gens me perçoivent, j'en arrive a me perdre de vue, tellement je deviens différente de ce que je suis réellement. J'en ai marre de tous ceux qui portent des jugements sans me connaitre. J'en ai marre de leur hypocrisie. Marre de tout ce qui est faux. Et tout ça y'a que Toi pour l'apaiser, y'a que Toi et ta légèreté qui pourrait me redonner ce sourire indélébile qui s'est effacé finalement. Y'a qu'avec Toi que j'me sens bien. Y'a qu'en Nous que j'arrive encore a croire. Tu sais, je suis rien sans Toi, Tu est la seule personne qui d'un simple sourire peut me faire sentir la plus heureuse du monde. Y'a que que Toi que je veux a mes côtés. C'est une promesse tu vois. Ou une déclaration. Parce que quand je vois un nouveau message de Toi, j'ai le sourire illico.
Je t'aime.

.
Si je meurs, venez à mon incinération vêtus de couleurs.

# Posté le mardi 25 mars 2008 16:35

Modifié le dimanche 10 mai 2009 13:32

Les regards se bousculent dans ma tête.

.

J'ai envie de regarder un orage, de sentir le ciel éclater, de le voir si magnifique. De voir la campagne se lavée après la pluie. Et le soleil venir faire briller les gouttes de pluie oubliées dans la nature, sur un brin d'herbe, ou dans une toile d'araignée sur mon portail. Me lever en même temps que le soleil, le voir disparaitre au bout d'une heure. Comme s'il ne voulait plus regarder ce monde s'autodétruire. J'le comprends. Moi aussi j'voudrais pouvoir me recoucher, aller voir si un monde est meilleur à éclairer, et ne plus revenir ici. Mais au lieu de ça, je participe même à sa destruction. J'me sens conne parfois. Essayer de faire sourire des gens, y arriver, ou pas. Peindre avec une peinture différente. Se buter à une difficulté, ne pas avoir la force et l'envie de la surmonter. S'endormir, ne plus s'intéresser à rien, être déçue, blessée, sans relâche. Comme si les gens voulaient absolument que je souffre. Et puis tout oublier, même oublier pourquoi des larmes se bousculent sur mes joues, et pourquoi je souris en même temps. Oublier pourquoi je me lève le matin, pourquoi je souris à certaines personnes et pas à d'autre, pourquoi j'me sens si vide. Pourquoi je vis même parfois, en fait j'ai pas de raison de vivre. Mais si je cherchais, je pourrais trouver. Il y aurait le bonheur, ou la recherche du bonheur, et puis les sourires de ceux que j'aime. Croquer du pain tout chaud en sortant d'une boulangerie. S'assoir sur un banc et regarder les gens. Ne rien faire, simplement se souvenir. De quand on était gosse, que la vie était rose et que le bonheur avait la forme de tambour jaune sur lequel on tapait juste pour faire du bruit.
Pour tout ça, la vie est belle.

.
Les regards se bousculent dans ma tête.

# Posté le mardi 19 février 2008 16:28

Modifié le dimanche 10 mai 2009 13:52